Il faut maintenant m'équiper. L’accès s'annonce délicat en raison des ronces et des taillis très denses qui barraient l'entrée. J’enfile mon pantalon de treillis résistant aux épines, l'équipement parfait pour ce type d’exploration.
Ainsi protégé, je m’avance sur quelques mètres pour mesurer l'ampleur du site, estimer sa richesse et choisir le matériel de prise de vue adapté. Les conditions sont idéales : les rayons du soleil traversent le feuillage et m'offrent une très belle lumière naturelle.
Au milieu des pierres oubliées
Mon sac sur le dos, je m'enfonce au cœur de ce patrimoine oublié. Un silence absolu règne sur ce lieu de mémoire. Le sous-bois n’a manifestement pas vu l'ombre d'une main humaine depuis des décennies, laissant la nature reprendre totalement ses droits.
En me frayant un chemin sur le tapis de feuilles mortes — prémices de l’automne —, je découvre les premiers monuments où le lierre enlace la pierre. La mousse efface lentement les inscriptions, composant un tableau presque artistique.